ILS ONT TIRE SUR MON PORTE-MONNAIE

article à titre introductif, un billet un peu plus détaillé arrive.

La crise dite anglophone qui sévit encore actuellement dans le dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest Camerounais a dans son CV un très grand nombre de dégâts : du sang appartenant aux civils, aux militaires et aux sécessionnistes a nettoyé les rues des villes et des villages des zones de guerre ; consternation, cris de douleur et larmes accompagnent la population ‘’victime’’ depuis environ deux ans. De loin ou de près, chaque Camerounais a subi d’une  façon ou d’une autre les effets de cette guerre ‘’bizarre’’. Sur une échelle de valeur (la mienne), directement après les pertes en vie humaine vient les pertes financières ; certes, il y a peut-être des personnes qui gagnent de l’argent grâce à la guerre, mais il y a encore plus qui en perdent du fait de la guerre.

ILS ONT TIRE SUR MON PORTE-MONNAIE

Quand on parle de perte financière dans notre cas actuel, on ne parle que des hommes d’affaires de haut vol,  pesant des millions ou des entreprises de très grande taille en se justifiant par le fait que les pertes fiscales sont plus grandes ou plus rapidement perceptible. Mais à côté de ces grandes entreprises qui ont fermé ou qui ont beaucoup perdu financièrement, il y a 10, 20 voire 100 très petites entreprises qui ont également fermé. Il y a cette dame qui, pour subvenir aux besoins de ses enfants, faisait la bayam-sellam au marché MAIN MARKET de Bamenda, de même que la vendeuse de beignet-haricot, du taximan, du boutiquier, du réparateur de télévision, du cordonnier et autres qui aujourd’hui ont oublié le bruit que produit une sacoche pleine de petite monnaie mais peuvent te dire juste avec l’écho produit par un tir d’arme à feu si cette arme est un « kalash » ou alors une de fabrication artisanale. Avant ils sillonnaient les rues et les marchés en scandant les produits et les services qu’ils vendent et aujourd’hui ils cherchent juste une touffe d’herbe pour s’y cacher en silence et en paix, aujourd’hui il n’y a plus que des douilles dans leurs portes monnaies.

Le NOSO (nord-ouest et Sud-ouest) camerounais représente (soyons plus pragmatique et disons représentait) 30% du marché camerounais, une clientèle qu’aucune entreprise camerounaise ne pouvait ignorer. Les entreprises installées dans ces localités ont fermé comme PAMOL ou ont été vandalisées comme le cas récent de la CDC (Cameroon Development Corporation). L’entreprise TELCAR CACOA leader sur le marché du cacao au Cameroun, les entreprises brassicoles, les entreprises de distribution de produits pétroliers et de services ont toutes d’une façon ou d’une autre subi les affres de cette crise que connaît le Cameroun de nos jours.

269 056 139 065 francs CFA de perte dans le NOSO en deux ans. Ce montant a été publié par le GICAM (Groupement Inter-patronal du Cameroun), c’est-à-dire que c’est la perte constatée par les entreprises camerounaises légalement reconnues et à cela il faudra encore additionner les pertes des entreprises non encore légales et des entreprises artisanales, les pertes matérielles et en vie humaine.

ILS ONT TIRE SUR MON PORTE-MONNAIE

Le drapeau camerounais en berne, les comptes bancaires des entreprises camerounaises en berne, le nombre d’entrepreneur ‘’population’’ camerounais(e) en baisse.  

 

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