COMMENT DÉTRUIRE UNE ENTREPRISE SANS RIEN DÉPENSER OU LA GUERRE D’INFORMATION

Dans son ouvrage intitulé Choix stratégique et concurrence, techniques d’analyse des secteurs et de la concurrence dans l’industrie, MICHEAL PORTER soutien qu’une bataille entre concurrents peut être complètement menée par l’intermédiaire d’annonces, avant qu’un seul dollar (FCFA) de ressources ait été dépensé. Arrivée à anéantir, une entreprise concurrence juste en parlant d’elle est un exploit que très peu d’entreprise sont arrivé à faire, car pour soulever ce trophée, il faut parfaitement maîtriser de la DÉLATION.

La construction d’une entreprise peu importe sa taille, est une tâche qui nécessite un concentré temps et de sueur, beaucoup de temps et autant de sueur. Une entreprise peut se construire en deux générations. Par contre, tout comme un château de cartes, un petit vent contraire peut suffire à écraser tout ce qui a été construit avec hardiesse et ce vent, c’est l’INFORMATION.

L’information est pour l’entreprise nos pas, une lame à double tranchant, mais plutôt un boomerang à double tranchant, elle peut s’en servir pour assurer sa pérennité, et cette dernière (l’information) peu aussi l’anéantir. 

Dans le contexte camerounais, il n’y a que les grandes entreprises et pour la plupart à capitaux étrangers qui se font la guerre d’information. Les entreprises à capitaux camerounais toutes tailles confondues se font des guerres du type corps à corps, chacun sort, ses muscles et ses stratégies pour amadouer les clients, chacun se contente d’être le meilleur sans mal parler de l’autre. On a à faire à un type de guerre plus contemporaine, un peu plus chevaleresque. Est-ce parce que ces entreprises ne maîtrisent pas encore l’art de la guerre d’information ou alors parce qu’elles ne veulent pas triompher sans véritable combat ? On a qu’à observer la guerre concurrentielle entre EXPRESS UNION et EXPRESS EXCHANGE pour se rendre compte que la délation est comme le gaz sarin et que ces deux entreprises ont décidé de ne pas l’utiliser.

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Mais comme dit plus haut, certains entreprises à capitaux étrangers officient sur le sol camerounais ne s’en prive pas, ils utilisent l’information pour se construire et s’assurer une bonne notoriété, et aussi pour nuire la concurrence. Le cas le plus illustre est évidemment celui de SOURCE DU PAYS contre les BRASSERIES DU CAMEROUN. Après sa réouverture au Cameroun en 2010, SOURCE DU PAYS distribuait un seul produit qui était (est) l’eau minérale sous l’appellation SUPERMONT. SUPERMONT qui concurrençait directement le produit (eau minérale) TANGUI des BRASSERIES DU CAMEROUN (filiale locale du groupe CASTEL), et un jour, une rumeur s’est répandue comme quoi l’eau Tangui était toxique, que cette eau était une eau minérale, c’est-à-dire minéraliser avec des produits toxiques et que par contre l’eau Supermont était une eau de source. Cette petite boule puante à fait du chemin à travers le bouche à oreille. L’eau Tangui à commercer à tangué et à être boudé par les consommateurs au profit de son providentiel concurrent et au final, SUPERMONT raflé la mise. Il faut aussi dire que les mesures prises par les dirigeant des BRASSERIES DU CAMEROUN pour mettre fin à cette rumeur n’ont pas été salutaire, ils sont restés dans le basique (une négation pure et simple de temps à autre), comme disait l’autre : « Le mensonge faisait le tour du monde tandis que la vérité portait ses chaussures ». Juste une petite information bien placée a pu mettre à mal les intérêts des BRASSERIES du CAMEROUN et à l’allure dans laquelle les choses évoluent, ce n’est pas demain la veille que l’eau minérale Tangui fera une réconciliation avec sa renommée d’antan. 

La propagande est une guerre d’information qui a pour but de se faire bien voir par les autres, dans ce sens, toute publicité est une propagande, elle (la propagande) met l’entreprise en valeur vis-à-vis de ses parties prenantes, elle (la propagande ou publicité) utilise des canaux de diffusion très différente de ce que nous avons jusqu’ici appelé la RUMEUR ou le GAZ SARIN. La délation (information destructrice) a ceci de particulier qu’on peut savoir qui en profite, mais il est très difficile de remonter à l’émetteur. 

Plus proche de nous, il y a l’entreprise AFRICA FOOD DISTRIBUTION, entreprise créée au Cameroun en 2004 et qui distribue certains de ses produits sous le nom BROLI.  Cette entreprise à traverser l’année 2018 au pas de course, accuser en début d’année d’avoir des produits non-adéquats à la consommation car toxiques, cette même entreprise est depuis le 13 décembre obligé de pédale un vélo sans selle puisque les internautes camerounais, armés de fourche et de machette virtuelle veulent la tête de BROLI sur le billot. Une vidéo circule montrant prétendument un riz cuit qui, une fois roulé en boule et jeté au sol ne se désintègre pas. Les internautes disent que c’est du riz en plastique et qu’il est importé par…BROLI. L’entreprise, va-t-elle s’en sortir ou alors elle va suivre Tangui dans les abîmes de la déchéance.

COMMUNIQUÉ DE BROLI

En attendant la suite, nous allons dans l’un de nos prochains articles essayer d’analyser de quelle façon une entreprise peut tirer profit d’une rumeur en son encontre.

J’entreprends donc je suis.

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